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« Ahoco » de Safarel Obiang : une polémique qui interpelle !

Par
Marco Leader
-
4 octobre 2019
3.

Je ne passerai pas par quatre chemins. « Ahoco » de Safarel Obiang ne fait référence à rien d’autre qu’à la masturbation. Oui « l’Ahoco » est un instrument de musique dont la promotrice reste Antoinette Konan. Mais contrairement à celle-ci qui manie l’instrument lors de ses prestations, Safarel exécute des pas de danse démontrant clairement la masturbation. La vidéo d’un petit garçon descendant sa culotte en pleine démonstration a fait le tour des réseaux sociaux.

On est tous en Côte d’Ivoire, certains termes, certaines expressions ne nous sont pas étrangers. Même s’ils sont énoncés en « Nouchi », la langue de la rue comme on l’appelle.

L’artiste n’en est pas à sa première. Rappelez-vous de son concept « Goumouli »

D’ailleurs il n’est pas le seul. Arafat DJ, de vénéré mémoire, dans l’un de ses tubes, avait utilisé une expression semblable en parlant de « Maplôli ». Ou Serge Beynaud chantant « Mets ça mets ça bien… Mets ça dedans… »

En français, on dira que le mot n’a de sens que dans son contexte. Partant de ce fait, on peut polémiquer à souhait et l’artiste peut se justifier de ne pas se référer au sens « Nouchi » mais plutôt à l’instrument de musique. Mais quand il dit et se dédie dans ses explications, en plus de toute la gestuelle qui accompagne les pas de danse, je dis que tout le trahi. Je n’entrerai pas dans les explications profondes au risque de donner plus de teneur à des concepts ou expressions vulgaires.

En tout état de cause, je m’interroge sur les motivations réelles des artistes en promouvant des concepts vantant le sexe. N’y a-t-il que le sexe qui fait vendre ou bien on ne vend que par le sexe ? Je me vexe… Et je dénonce cette façon de faire.

Il faut décrisper le sujet du sexe, le rendre moins tabou, j’en conviens. Parce qu’à force d’interdire ou ne de pas en parler du tout pousse à la curiosité sachant qu’une chose est belle et bien réelle. Les temps ont changé, les mentalités aussi. C’est ainsi que la drogue est devenue mondialement célèbre. C’est ainsi qu’elle a investie et colonisée nos jeunes frères, nos enfants dans les lycées et collèges (J’en parlerai).

Mais usons de bons canaux et des bonnes pratiques. Ou alors, comme vous êtes suivis, écoutés par cette jeunesse, parfois sans repère, commencez par parler du sexe autrement. Par exemple, au lieu de chanter « J’ai l’envie de maplô », tu pourrais chanter « Choco, où est ton choco » entendez par là (Jeune stylé, où est ta capote ». Les faits et gestes, positifs ou négatifs, d’un artiste s’amplifient littéralement dans un sens comme dans l’autre. C’est cela avoir de l’impact.

On peut donc être célèbre et être utile à sa communauté, à sa génération sans verser dans les polémiques et les clashes. Ça se paye cash ! Ce n’est pas Safarel Obiang qui me dira le contraire. Pour preuve, il était régulièrement sollicité ces derniers temps pour des prestations lors des visites de la première Dame de Côte d’Ivoire, Madame Dominique Ouattara. Était-il de sa délégation de Dimbokro, pendant la visite d’Etat ? Kédjévara y était…

Et malheureusement ce sont les esprits faibles, immatures et frêles, ceux des jeunes gens qui en pâtissent. C’est irresponsable, c’est un crime. Sous d’autres cieux, les « Bad boys » ont du succès. Mais ici notre mentalité n’est pas encore préparée à certains changements. Nous sommes beaucoup sensibles à la morale, d’où la polémique.

Jeunes, ouvrons les yeux et l’esprit, écoutons les voix de la raison...

ML

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